sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Sainte Martine Vierge et Martyre, Saint Mutien-Marie Religieux, commentaire du jour "Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés" Dim 30 Jan - 14:08 | |
| SAINTE MARTINE Vierge et Martyre ( 226)

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s'était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des œuvres de miséricorde.
L'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête ; mais, conduite à l´empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles ; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d´Apollon. En y entrant, Martine, s´armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l´instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole. L´empereur, irrité, commanda qu´on frappât la vierge à coups de poings et qu'on l'écorchât avec des ongles de fer ; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d'autres qu'une lumière divine renversa et convertit.
Conduite de nouveau devant l´empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles ; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s'arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l´huile bouillante ; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres.
L´empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu´il la crut morte ; mais s'apercevant qu'il se trompait : "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés ? – J´ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.
L'empereur, informé de ce qui s´était passé, ordonna que Martine fût menée dans l´amphithéâtre afin d´y être exposée aux bêtes ; mais un lion, qu'on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies ; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ." Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l´avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l´instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu'on lui eût fait couper les cheveux. L´empereur la croyait magicienne et s'imaginait que sa force résidait dans sa chevelure.
Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu´au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.
SAINT MUTIEN-MARIE Religieux (1841 - 1917)
 Le Frère MUTIEN MARIE (Louis JOSEPH WIAUX) que l'Eglise élève aujourd'hui au rang des Saints, naquit le 20 mars 1841 à Mellet, en Belgique, et fut baptisé le jour même. Ayant reçu de ses parents une éducation profondément chrétienne, appuyée d'exemples, il devint vite lui-même un modèle pour ses compagnons, particulièrement par sa dévotion à la Vierge. Après ses études primaires, il alla travailler à l'atelier de son père, forgeron de Mellet. Peu de mois après, le Seigneur l'appela à une vie toute consacrée à son service. A quinze ans, le 7 avril 1856, il entre au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes. Le jour de la fête de la Visitation, il revêt l'habit religieux et reçoit le nom de Frère Mutien Marie. Le champ de son premier apostolat catéchétique et pédagogique fut une classe d'enfants à Chimay. Pendant un an, il enseigne à Bruxelles. En 1859, il est transféré au Collège de Malonne : il y restera jusqu'à sa mort survenue en 1917. Ayant trouvé des difficultés d'ordre professionnel, attribuables à son jeune âge et à son inexpérience, il court le risque d'être écarté de la Congrégation comme inapte à l'apostolat de l'école. Après cette dure épreuve, il est affecté à des activités humbles et cachées dans des fonctions plutôt modestes : surveillances, leçons élémentaires de dessin et de musique, sans être particulièrement doué pour ces deux disciplines. Toujours obéissant et serviable, il s'applique à l'étude du piano, de l'harmonium et des autres instruments, et il puise dans l'amour de Dieu, la force d'une constante assiduité au travail, et cela pendant plus de cinquante ans ! Se rappelant que sa Congrégation a été fondée pour l'éducation chrétienne des pauvres", il demande aux Supérieurs la faveur de se rendre à l'école gratuite, annexée au Collège, pour enseigner le catéchisme aux enfants de la classe populaire, dont il se sent très proche: pendant de longues années, il se consacra avec une ardeur extraordinaire à leur faire découvrir les richesses de la Foi. Pour tous ses élèves, riches ou pauvres, grands ou petits, le Frère Mutien est un modèle, un signe de la présence de Dieu et de sa bonté. Le bien qu'il réalise est incalculable: les jeunes dont il s'est occupé en témoignent. Le trait caractéristique du Frère Mutien est une obéissance, poussée jusqu'à l'héroïsme, à toutes les prescriptions de la Règle. Un des Frères qui vécut de longues années avec lui en communauté donne de lui ce témoignage : "Prenez la Règle, du premier Chapitre jusqu'au dernier, et, sous chaque article, écrivez : le Frère Mutien l'a observé à la lettre ! Ce sera sa biographie la plus fidèle !". Dans une sereine et confiante adhésion à la volonté des Supérieurs, pendant plus de cinquante ans, il exécute fidèlement les tâches qui lui sont confiées. Le Frère Mutien s'est fixé un choix précis : faire en tout et avec la plus grande perfection, la volonté de Dieu. Conformément aux enseignements de son Fondateur, il se laisse guider par la Foi, qui lui fait voir Dieu en toutes ses actions. Le nouveau Saint vit constamment avec le Seigneur sans jamais perdre le sentiment de sa présence. A quatre heures et demie du matin, il est déjà à genoux devant le Tabernacle. Puis, il se rend à l'autel de Marie. Pendant la journée, il égrène son chapelet : le mouvement de ses lèvres révèle sa prière continuelle. Ses visites au Saint Sacrement sont fréquentes pendant la journée ; il y ajoute les pèlerinages à la grotte de la Vierge de Lourdes et à d'autres lieux de dévotion. Les élèves, témoins de son admirable piété, l'appellent "le Frère qui prie toujours". Il leur recommande avec insistance la dévotion à l'Eucharistie et à la Très Sainte Vierge, et tous savent que l'invitation résulte d'une pratique personnelle journalière et persévérante. En toute humilité et avec une extrême gratitude, il dira, à la fin de sa vie : "Qu'on est heureux quand on est, comme moi, sur le bord de la tombe, d'avoir toujours eu une grande dévotion à la Très Sainte Vierge !". Ce fut le dernier message de sa vie, alors qu'il entrait en agonie. Au matin du 30 janvier 1917, il rendit sa belle âme à Dieu. Le jour même de sa mort, on signalait des faveurs, attribuées à son intercession. Et, bientôt, se fut un défilé de pèlerins venant prier sur sa tombe. Les miracles se multiplient. Six ans plus tard, un tribunal ecclésiastique est établi pour la procédure canonique en vue de la Béatification et de la Canonisation. Le Pape Paul VI en 1977 proclama Bienheureux, cet humble religieux dont la vie fut toute de prière, d'humilité, de travail et d'obéissance. Lors de sa canonisation le 10 décembre 1989, Jean Paul II le présenta comme modèle à tous les chrétiens et, tout particulièrement, à ses confrères et aux éducateurs, auxquels est confiée la tâche délicate de former des citoyens honnêtes pour les réalités terrestres et des élus pour le ciel. Site officiel du Vatican Commentaire du jour Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg Sermon 71, pour la Toussaint (trad. Cerf 1991, p. 573 rev.)
« Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés »
« Voyant les foules, il gravit la montagne...et prenant la parole, il enseignait. » La montagne où Jésus est monté, c'était sa propre félicité et son essence en laquelle il est un avec son Père. Et il était suivi d'une grande foule : c'est là la foule des saints dont on célèbre aujourd'hui la fête ; tous l'ont suivi, chacun selon la vocation où Dieu l'avait appelé. En cela nous devons les imiter, chacun prêtant avant tout attention à sa vocation, pour s'assurer de celle à laquelle Dieu l'appelle et suivre alors cet appel...
Arrivé sur la montagne, Jésus a ouvert la bouche pour proclamer les huit béatitudes... « Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux leur appartient. » Il est question en premier lieu de cette vertu de pauvreté spirituelle parce qu'elle est le commencement et la base de toute perfection. Retournez la question sous toutes ses faces, toujours il faudra que le fond de l'homme soit dépouillé, détaché, libre, pauvre et dégagé de toute propriété, si Dieu doit réellement y accomplir son œuvre. Il doit être débarrassé de toute attache propre ; alors seulement Dieu pourra y être chez lui...
« Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre » dans toute l'éternité. On fait ici un pas de plus en avant, car, par la véritable pauvreté, on se dégage des entraves, mais avec la douceur on pénètre plus dans le tréfonds, on en expulse toute amertume, toute irritabilité et toute imprudence... Pour celui qui est doux rien n'est amer. Que pour ceux qui sont bons, tout soit ainsi bon ; cela vient de leur fond bon et pur... Celui qui est doux possède la terre, en demeurant dans la paix quoi qu'il lui advienne. Mais si tu n'agis pas ainsi, tu perdras cette vertu et ta paix en même temps, et on pourra dire de toi que tu es un grognon et te comparer à un chien hargneux.
« Bienheureux ceux qui pleurent... » Quels sont donc ces gens qui pleurent ? En un sens, ce sont ceux qui souffrent ; en un autre sens, ceux qui pleurent leurs péchés. Mais les nobles amis de Dieu, qui sous ce rapport sont les plus heureux de tous, ont fini de pleurer leurs péchés...; et cependant ils ne sont pas sans pleurer : ils pleurent les péchés et les fautes de leur prochain... C'est ainsi que les vrais amis de Dieu pleurent à cause de l'aveuglement et de la misère des péchés du monde.
Evangile au Quotidien Evangelizo.org 2001-2010
|
|