sophie208 Assidu

Nombre de messages: 2934 Age: 43 Date d'inscription: 09/10/2008
 | Sujet: Sainte Roseline Vierge, Saint Antoine Abbé, commentaire du jour "L'Eglise, Epouse du Christ" Lun 17 Jan - 10:32 | |
| Sainte Roseline Vierge (1263-1329) 
Fille aînée d'Arnaud de Villeneuve et Sybille de Sabran, Roseline naît au Château des Arcs le 27 janvier 1263. Très vite l'enfant fait preuve d'une grande bonté : elle distribue sans compter des réserves du Château aux pauvres du castrum malgré l'interdiction de son père. Un jour il la surprend le tablier rempli de pain, quand Roseline, confuse, montre ce qu'elle cache, une brassée de roses s'échappe du tablier. C'est le "Miracle des Roses". Au contact de sa tante Jeanne, Prieure du monastère de la Celle-Roubaud, Roseline souhaite devenir chartreuse, son père qui lui destine un beau mariage cède aux vœux de sa fille. Elle devint novice en 1278. En 1285, elle retourne à la Chartreuse de La Celle Roubaud Aux Arcs, pour la plus grande joie de sa famille et des Arcois. En 1300, à l'âge de 37 ans elle succède à sa tante comme Prieure. Plusieurs miracles dont "le repas des anges" se sont produits depuis son noviciat. Elle expire le 17 janvier 1329 à l'âge de 66 ans. Exhumé 5 ans après sa mort, son corps est retrouvé intact et ses yeux ouverts avaient conservé tout leur éclat. Afin que les fidèles puissent l'honorer, son corps fut placé dans une châsse et les yeux sertis dans un reliquaire. En 1660, Louis XIV souhaita vérifier la réalité de ce prodige. Croyant à une supercherie, son médecin Vallot creva l'œil gauche, la prunelle se troubla instantanément, les yeux étaient bien naturels.
SAINT ANTOINE Abbé, Premier Père des Solitaires d'Égypte (251-356)
Saint Antoine naquit à Côme, dans la Haute-Égypte. Si la gloire de l'ermite Paul est d'avoir donné le premier exemple connu de la vie cachée au désert, celle d'Antoine est d'avoir réuni des peuples de solitaires sous les règles d'une vie commune. Antoine avait reçu de ses parents une éducation profondément chrétienne. Peu de temps après leur mort, étant âgé de dix-huit ans, il entendit lire, à l'église, ces paroles de l'Évangile : «Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez et donnez-en le prix aux pauvres. » Il prend aussitôt cette parole pour lui, et voulant l'accomplir à la lettre, il se retire dans le désert, où il partage son temps entre la prière et le travail; il fait son unique repas après le coucher du soleil, d'un peu de pain, de sel et d'eau, et garde parfois l'abstinence jusqu'à quatre jours entiers ; le peu de sommeil qu'il se permet, il le prend sur une simple natte de jonc ou sur la terre nue.
A deux reprises, il s'enfonce plus avant dans le désert et s'abîme de plus en plus dans la pénitence et la prière. La persécution le fait retourner dans le monde : «Allons, dit-il, voir les triomphes de nos frères qui combattent pour la cause de Dieu ; allons combattre avec eux. » On le voyait soulager les confesseurs de Jésus-Christ dans les cachots, les accompagner devant les juges et les exhorter à la constance. Son courage étonnait les juges et les bourreaux ; il alla cent fois au-devant du martyre ; mais Dieu lui réservait une autre couronne.
La persécution ayant cessé, il retourna au désert, fonda des monastères et devint le père d'une multitude de religieux. Le travail des mains, le chant des cantiques, la lecture des Saints Livres, la prière, les jeûnes et les veilles étaient leur vie.
Le désert, habité par des anges, florissait de toutes les vertus, et Antoine était l'âme de ce grand mouvement cénobitique. Il mourut à l'âge de cent cinq ans. Sa joie en quittant cette terre, fut si grande, qu'il semblait voir le ciel ouvert devant ses yeux, et les esprits célestes prêts à lui faire escorte.
Saint Antoine est particulièrement célèbre par ses combats contre les démons. Des légions infernales le frappaient et le laissaient demi-mort ; les malins esprits prenaient pour l'épouvanter les formes les plus horribles ; mais il se moquait de leurs efforts. Après les avoir chassés par le signe de la croix : «Où étiez-vous donc, Seigneur? » s'écriait-il ; et Dieu lui répondait : «Antoine, j'étais avec toi et je me réjouissais de ta victoire. »
Commentaire du jour
Jean-Paul II Lettre apostolique « Mulieris dignitatum » §23,26 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
L'Eglise, Epouse du Christ
Les paroles de la lettre aux Éphésiens ont une importance fondamentale : « Maris, aimez vos femmes, comme le Christ a aimé l'Église : il s'est livré pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d'eau qu'une parole accompagne, car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride... ' L'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et les deux ne feront qu'une seule chair ' : ce mystère est de grande portée, je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église » (5,25-32; Gn 2,24)...
Le mystère pascal révèle pleinement l'amour sponsal de Dieu. Le Christ est l'Époux parce qu'« il s'est livré lui-même » : son corps a été livré, son sang a été versé (Lc 22,19.20). C'est ainsi qu'il « aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Le don désintéressé que comprend le sacrifice de la croix fait ressortir d'une manière décisive le sens sponsal de l'amour de Dieu. Le Christ est l'Époux de l'Église, comme rédempteur du monde. L'eucharistie rend présent et réalise à nouveau sacramentellement l'acte rédempteur du Christ qui crée l'Église, son corps. A ce corps, le Christ est uni comme l'époux à l'épouse. Tout cela est dit dans lettre aux Éphésiens. Dans le « grand mystère » du Christ et de l'Église se trouve introduite l'éternelle « unité des deux » constituée dès le commencement entre l'homme et la femme.
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