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 Saint Alfred de Rievaulx, Sainte Marguerite Bourgeois, commentaire du jour "Il alla dans un endroit désert, et là il priait"

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sophie208
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MessageSujet: Saint Alfred de Rievaulx, Sainte Marguerite Bourgeois, commentaire du jour "Il alla dans un endroit désert, et là il priait"   Mer 12 Jan - 17:11



SAINT AELRED ou AILRED ou ALFRED de RIEVAULX
Abbé
(1109-1167)



Né à Hexham au nord de l'Angleterre, Aelred se fit remarquer par tous les avantages de la naissance, de l'éducation et des talents. Son histoire rapporte qu'un jour qu'il reposait dans son berceau, un de ses parents vit son visage brillant comme le soleil. Jeune encore, il fut nommé gouverneur du palais par David, roi d'Écosse, et il remplit cette charge importante avec une supériorité qui lui attira l'estime du prince et de toute la cour.

Un jour, un personnage de qualité lui ayant fait des reproches injurieux en présence du roi, il l'écouta avec patience et le remercia de ce qu'il avait la charité de l'avertir de ses fautes. Cette conduite impressionna si heureusement son ennemi, qu'il lui demanda aussitôt pardon. Ce trait, parmi d'autres, révéla son humilité profonde. Mais Alfred se sentait fait pour une vie plus parfaite.

A vingt-quatre ans, il quitta les honneurs de la cour pour prendre l'habit monastique et porter le joug du Seigneur. Nommé malgré lui abbé de son monastère, il se montra le modèle de tous. Un de ses religieux nous a laissé de sa vertu le tableau suivant : "Quelle vie plus pure que celle d'Aelred ? Qui fut plus sage dans ses discours ? Les paroles qui sortaient de sa bouche avaient la douceur du miel ; son corps était faible et languissant, mais son âme vive et alerte. Il souffrait patiemment ceux qui l'importunaient et ne se rendait jamais importun à personne. Il écoutait volontiers les autres et ne se pressait point de répondre à ceux qui le consultaient. On ne le vit jamais en colère ; ses paroles et ses actions portaient la douce empreinte de cette onction et de cette paix dont son âme était remplie. "

Les quatre dernières années de sa vie, il augmenta ses mortifications au point que son corps devint d'une maigreur extrême. Souvent il se mettait dans une fosse creusée dans le sol de son oratoire, et de là on l'entendit plus d'une fois s'entretenir avec les esprits célestes.

Familiarisé depuis longtemps avec la pensée de la mort, il la vit venir avec joie, le 12 janvier 1167, à l'âge de cinquante-sept ans.


SAINTE MARGUERITE BOURGEOIS
Fondatrice de la Congrégation Notre-Dame de Montréal
(1620-1700)



Marguerite Bourgeois naît à Troyes, en France, le Vendredi Saint, 17 avril 1620. Elle fut préparée longuement par des voies toutes providentielles à sa mission future. A vingt ans, lors d'une procession, la Sainte Vierge la regarda et lui sourit. Dès lors, Marguerite renonça aux parures et aux amusements de son âge et entra dans la Société des Enfants de Marie dont elle devint la présidente.

Dix ans plus tard, le jour de l'Assomption, Jésus-Enfant, (âgé de trois ans) lui apparaît dans l'Hostie de l'ostensoir. Il embrase son cœur des flammes de la divine charité, lui inspire un souverain mépris pour tous les biens terrestres et lui communique une immense soif des âmes.

En 1653, Marguerite Bourgeois s'embarque pour le Canada à trente-trois ans. La Vierge lui dit : "Va, je ne t'abandonnerai pas." Quatre années s'écoulent avant qu'il lui soit possible de se vouer à l'éducation chrétienne des enfants. En attendant, sa charité s'étend à tous : elle visite et sert les malades, ensevelit les morts, console les affligés, catéchise les colons.

Dorénavant, sa tâche consistera à former et diriger une communauté religieuse enseignante non cloîtrée. En 1658, elle jette les bases de son institut en ouvrant la première école de Ville-Marie dans une étable cédée par Monsieur de Maisonneuve. Elle s'adjoint des compagnes, qu'elle initie à son œuvre. De là surgissent les "petites écoles" disséminées sur les côtes de la Nouvelle-France.

L'œuvre sociale de Mère Bourgeois n'est pas moins admirable que son œuvre d'éducation. Son dévouement la met au service des jeunes ménages d'alors. Elle héberge chez elle les Filles du Roi, les guide et les dirige, inculquant en elles les sérieux devoirs de l'épouse et de la mère. Elle demeurera la conseillère de ces jeunes femmes auprès de qui elles chercheront toujours réconfort et encouragement pour la pratique des vertus.

L'ingéniosité de Marguerite Bourgeois se révèle dans des créations de toutes sortes: ouvroir pour les jeunes filles et les épouses, école normale pour la formation de ses compagnes dans l'éducation, œuvre des Tabernacles qu'elle fonde avec la recluse Jeanne Leber, congrégation pour jeunes filles.

Après quarante-sept ans de travaux bénis du Ciel et de la Sainte Vierge, Marguerite Bourgeois s'éteint à quatre-vingts ans, avec la réputation d'une âme éminente en sainteté. Le 12 novembre 1950, dans une cérémonie solennelle à Saint-Pierre de Rome, Pie XII la déclarait bienheureuse. Depuis cette date, elle a reçu les honneurs de la canonisation.


Commentaire du jour


Homélie du 5e siècle sur la prière
Attribué à tort à saint Jean Chrysostome ; PG 64, 461 (trad. bréviaire)

« Il alla dans un endroit désert, et là il priait »

Le bien suprême, c'est la prière, l'entretien familier avec Dieu... La prière est la lumière de l'âme, la vraie connaissance de Dieu, la médiatrice entre Dieu et les hommes. Par elle, l'âme s'élève vers le ciel et embrasse Dieu dans une étreinte inexprimable. Comme un enfant pleurant vers sa mère, elle exprime la profondeur de son désir. Elle exprime ses volontés profondes et elle reçoit des présents qui dépassent toute la nature visible. Car la prière se présente comme une puissante ambassadrice, elle réjouit, elle apaise l'âme.

Lorsque je parle de prière, ne t'imagine pas qu'il s'agisse de paroles. Elle est un élan vers Dieu, un amour indicible qui ne vient pas des hommes et dont l'apôtre Paul parle ainsi : « Nous ne savons pas prier comme il faut, mais l'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables » (Rm 8,26). Une telle prière, si Dieu en fait la grâce à quelqu'un, est pour lui une richesse perpétuelle, un aliment céleste qui rassasie l'âme. Celui qui l'a goûté est saisi pour le Seigneur d'un désir éternel, comme d'un feu dévorant qui embrase son cœur.

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