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 Sainte Marie Mère de Dieu, Saint Vincent-Marie Strambi, commentaire du jour "Marie, Mère de Dieu, Mère du Prince de la Paix"

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sophie208
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MessageSujet: Sainte Marie Mère de Dieu, Saint Vincent-Marie Strambi, commentaire du jour "Marie, Mère de Dieu, Mère du Prince de la Paix"   Sam 1 Jan - 11:22



Sainte Marie
Mère de Dieu




Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l'Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l'orbite de la paternité divine.

C'est pourquoi le concile d'Ephèse en 431, la proclama la Theotokos, la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu.


SAINT VINCENT-MARIE STRAMBI
Religieux passioniste et évêque
(1745-1824)



Saint Vincent-Marie Strambi vint au monde à Civita-Vecchia où son père exerçait la profession de pharmacien. Ses vertueux parents veillèrent avec la plus grande sollicitude sur l'éducation de ce fils unique, et l'enfant répondit à leurs soins attentifs. Ses humanités terminées, Vincent-Marie se rendit à Rome pour suivre des cours de théologie en vue du sacerdoce. Son père lui exprima son désir de le voir marié plutôt que prêtre; pour toute réponse, son fils lui remit une statue de la Très Sainte Vierge sur laquelle il écrivit qu'Elle était son élue.

Vincent-Marie Strambi reçut le sous-diaconat et le diaconat dans la ville éternelle. Avant son ordination, le jeune clerc suivit une retraite sous la direction du fondateur des Passionistes, saint Paul de la Croix. Très édifié du zèle et de la prodigieuse austérité de ce Saint, il décida d'entrer dans cette nouvelle congrégation après avoir reçu l'onction sacerdotale à l'âge de vingt-deux ans. Il devait devenir une des plus fermes colonnes de cette société naissante qui accomplit tant de bien dans l'Eglise. L'évêque de Montefiascone le nomma recteur du séminaire de Bagnorea, et après un an de prêtrise seulement, il fut nommé pour prêcher le carême dans l'une des paroisses de la ville.

Saint Vincent-Marie Strambi donna un grand nombre de missions très suivies par les fidèles. En 1801, alors qu'il remplissait à Rome la charge de recteur du couvent des saints Jean et Paul, sa haute réputation de science et de vertu détermina le pape Pie VII à le choisir comme évêque des églises de Macerata et de Tolentino. A côté de ces lourdes tâches, le saint prédicateur déployait un apostolat très étendu comme orateur sacré. Durant cette période critique de l'histoire pendant laquelle les apostasies foisonnèrent, par la puissance de sa parole et le rayonnement de sa sainteté, saint Vincent-Marie arracha une multitude d'âmes à la funeste influence de l'esprit révolutionnaire et antireligieux qui régnait au sein de la société. Avant chaque sermon, il priait le Christ en croix «car, disait-il, un prédicateur qui est pénétré de la science de la croix est en mesure de faire frémir l'enfer tout entier.»

L'administration de ses deux diocèses et les missions qu'il y présida ne le distrayaient pas de son union avec Dieu. Il ne consentit jamais, sous aucun prétexte, à tempérer l'austérité de la Règle des Passionistes qu'il observa avec une rigoureuse exactitude jusqu'à sa mort. En 1808, Napoléon envahit les Etats romains et imposa au clergé un serment de fidélité que le pape Pie VII réprouva. Saint Vincent-Marie Strambi resta inviolablement attaché au vicaire de Jésus-Christ et refusa de prêter serment. Déporté dans la Haute-Italie, son exil se prolongea durant cinq ans et prit fin en 1814, après le retour du souverain pontife auparavant captif à Fontainebleau.

En 1823, âgé de près de quatre-vingts ans, le saint évêque de Macerata et de Tolentino, obtint d'être déchargé de ses fonctions épiscopales. Sur la demande de Léon XII qui désirait l'avoir auprès de lui, le Saint vint habiter un appartement au palais du Quirinal qui était encore la résidence des papes à cette époque. Cet ordre effraya extrêmement l'humble saint Vincent-Marie, mais la nouvelle rassurante lui parvint bientôt que son séjour au Quirinal ne durerait que quarante jours. Il devait être affecté ensuite à l'église des Sts-Jean-et-Paul.

Le souverain pontife, qui lui demandait conseil tous les jours, tomba gravement malade durant la Noël 1824. Léon XII fit aussitôt appeler «son Père Vincent» afin de recevoir de ses mains les derniers sacrements. Saint Vincent-Marie Strambi offrit sa vie à Dieu en échange de celle du Père de la chrétienté et lui révéla en secret qu'il ne mourrait pas de cette maladie, mais qu'il vivrait encore cinq ans et quatre mois, prédiction qui s'avéra parfaitement juste. Quoiqu'étant sur le point d'entrer en agonie, le Saint-Père recouvra subitement la santé. Quelques jours plus tard, le 1er janvier 1824, saint Vincent-Marie Strambi expirait frappé d'apoplexie. On l'enterra dans l'église des Passionistes, à Rome. Le pape Pie XI le béatifia le 26 avril 1925. Sa canonisation eut lieu le 11 juin 1950 par Pie XII.


Commentaire du jour

Saint Léon le Grand (?-v. 461), pape et docteur de l'Église
6ème sermon pour Noël, 2, 3, 5 (trad. bréviaire ; cf SC 22 bis, p. 139s)

Marie, Mère de Dieu, Mère du Prince de la Paix (Cf. Is 11,5)

La fête de Noël renouvelle pour nous les premiers instants de Jésus, né de la Vierge Marie. Et lorsque nous adorons la naissance de notre Sauveur, il se trouve que nous célébrons notre propre origine. En effet, lorsque le Christ vient au monde, le peuple chrétien commence : l'anniversaire de la tête, c'est l'anniversaire du corps.

Or, dans les trésors de la générosité divine, que pouvons-nous trouver qui soit aussi bien accordé à la dignité de la fête de Noël que cette paix proclamée par le cantique des anges lors de la nativité du Seigneur ? (Lc 2,14) Car c'est la paix qui engendre des fils de Dieu, qui favorise l'amour, qui enfante l'amitié, qui est le repos des bienheureux, la demeure de l'éternité. Son ouvrage propre, son bienfait particulier, c'est d'unir à Dieu ceux qu'elle sépare de ce monde-ci... Donc, ceux qui « ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme », mais qui « sont nés de Dieu » (Jn 1,13) doivent offrir au Père la volonté unanime de fils artisans de paix. Tous ceux qui sont devenus par adoption les membres du Christ, doivent accourir pour rejoindre ensemble le premier-né de la nouvelle création, celui qui est venu faire « non pas sa propre volonté, mais la volonté de celui qui l'envoie » (Jn 6,38). Les héritiers que la grâce du Père adopte ne sont pas des héritiers divisés ou disparates ; ils ont les mêmes sentiments et le même amour. Ceux qui sont recréés selon l'Image unique (cf He 1,3; Gn 1,27) doivent avoir une âme qui lui ressemble. La naissance du Seigneur Jésus, c'est la naissance de la paix. Comme le dit Saint Paul : « C'est lui, le Christ, qui est notre paix » (Ep 2,14).

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